C'est la douleur qui fait écrire, tu sais.
Les gens heureux n'ont pas d'histoires.
Ils se taisent et se contentent d'aimer.
Luz-en-bulle.sky
Combien de fois j'ai pleuré et hoqueter à cause de toi. Mais le truc, c'est aussi combien de fois j'ai ris avec toi. Avec toi j'avais pas besoin de réfléchir. J'aimais quand on était ensemble parce que je ne m'ennuiais jamais.
Et maintenant, pour moi l'amour, c'est une assiette de pastèque, une partie de quems, un saut dans une piscine la nuit, des pleurs dans un aéroport, un fou rire qui entraine un pipi, des bonbons à la pèche, le premier episode de la saison 2 de Lost, une promesse de mariage pour nos 40 ans, une retrouvaille au milieu de la nuit dans les draps.
Y a pas si longtemps, je me surprenais à te revoir croquer hardement dans ta pastèque, te fâcher parce que je t'avais fait une mauvaise blague, me lancer de la crème fraiche sur le visage, me tenir la main pour descendre les escaliers glissants, être avec moi au cinéma.
Il est temps que j'aille voir ailleurs si j'y suis. J'y attendrais le jour où je ne ressentirais plus ni colère ni regrets. Et je pourrais ainsi renouer avec notre amitié.
Et savoir simplement que tu es là quelque part sur cette terre sera dans mon enfer mon petit coin de paradis .
[Sept jours pour une éternité - Marc Lévy]
Tu viens sur Paris pour Noël. On se verra peut être comme la dernière fois. Parce que si je réponds pas à tes appels, et si je ne cherche pas à te voir, il faudra se justifier. Alors je devrais te raconter mon année... Et ce que je vis me semble fade, et j'ai pas envie de t'en parler.
J't'ai manqué ? Parce que, toi tu m'as manqué. T'es un vrai tyran, tu sais. C'est tellement dur de te faire la gueule ! Mais... j't'en veux quand même. Te fais pas d'illusion.
[Jeux d'enfants]
Maintenant on ne fait plus que se froler. Bouche contre joue plutôt que bouche contre bouche. Ce qui laisse place aux fantomes de tes caresses sur ma peau. Et aujourd'hui je n'ose plus te regarder, je ne trinque plus au temps d'avant.
Après cette fois là, après Noël, j'aurais envie de te prier de me laisser partir, parce que ça fait trop mal. Mais je suis sûre qu'au moment de nos aurevoirs, je n'arriverais pas à ne pas me retourner. Parce que ouais, dans les films, quand le gars et la fille se retournent une dernière fois, ba c'est qu'ils s'aiment encore. Et à la fin de la journée, tu rentreras chez toi ; comme à chaque fois. C'est dingue ça m'étone encore quand tu t'éloigne. Parce que combien de fois ai-je rêvé que tu habites la maison d'en face ?! Ba oui parce que je nous avais construit un avenir, j'aurai voulu qu'on vieillissent ensemble. C'est sûrement parce que grâce à toi j'avai fini par m'aimer. Parce que j'aimai celle que j'étais quand nous étions ensemble. J'étais un peu perdue, beaucoup amoureuse mais surtout, j'avais envie de donner le meilleur de moi-même et ce que ça rendai, ba je trouvais ça beau. Je me suis accroché à notre histoire, parce que j'avais l'impression d'avoir un premier rôle. T'as jamais vraiment rien dit, t'as jamais vraiment rien fait, et du coup, je pouvais créer, inventer, faire, de tout ça un scénario, quelque chose de nouveau. Et finalement j'ai fais qu'oublier que dans ce projet, j'étais seule. A la fin, j'ai compris que le bonheur existe parce que le malheur existe aussi. J'avais juste pas compris cette règle du jeu.
Après tout, qu'est-ce qui m'empêche d'aller tout lui avouer? Lui avouer pourquoi je suis partie, et que je lui ai dit toutes ces saloperies la dernière fois parce que j'étais malheureuse, jalouse, paumée, que chaque mot qui vaut pour lui vaut aussi pour moi, et qu'il faut que nous rations notre vie ensemble. Je t'aime, c'est rien, c'est tout, je ne lui ai jamais dit. Et tant pis s'il me répond froidement d'aller me faire foutre. Au moins, je serais fixée. [Hell - Lolita Pille]